ECRITURE


les chaumes

Tout en haut du massif, une prairie nommée chaume
Quelques heures durant deviendra mon royaume
Dans les doux pâturages, loin des hommes, de leur faune
S'étendre au soleil et goûter l'herbe jaune.

 

Comme une fraîche haleine, une brise embaumée
Vient caresser ma peau de son souffle léger,
Des notes de senteurs poudrées, douces et ambrées
Parfument délicatement l'air d'un arôme sucré.

 

Dans le ciel azuré d"un camaïeu de bleus
S'effranchent et s'effilochent les nuages cotonneux
Ployant et déployant leurs voilures ouatées
Dessinant dans les cieux leurs formes veloutées.

 

Un oiseau plane au loin et avec lui s'envolent
Mes pensées; un instant, quitter la terre, le sol
Contempler de plus haut, les champs verts et féconds,
Les prés fleuris, les forêts et les monts.

 

Tourbillonner, pirouetter, virevolter,
De vallons en collines, de montagnes en vallées,
Se perdre et chavirer dans les voilures du vent
Et se fondre aérienne dans un souffle enivrant.

 

Doucement redescendre, revenir au présent

au silence tout juste troublé par le bourdonnement
D'un insecte se posant juste à côté de moi
en chantant son bonheur tout simple d'être là

 

Tout à l'heure j'entendrai montant de la vallée
De l'église tout en bas le carillon sonner
Le tintement lointain des cloches d'un troupeau
Quittant les pâturages pour rentrer au hameau.

 

Le soleil affaibli, dorera les vallons
Colorera le ciel d'un rouge vermillon
Avant de disparaître et de clore ce jour
me rappelant déjà qu'il est l'heure du retour.

 

C'est là dans la nature, là où s'oublie les heures
que je viendrai encore respirer les parfums de douceurs
Dans le calme touchant de la terre et des cieux
Où tout me semble soudain parfait et délicieux.

 

Ysabel


14/10/2017
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juste quelques mots pour...

Se laisser approcher

Apprendre à désarmer

Retrouver la confiance

Pouvoir croire à nouveau

S'extraire de ses barreaux

Revivre la présence

Éprouver l'espérance

Se laisser emporter

par les vents et marées

Libérer quelque part

Cet ailleurs de silence

Les non-dits qui séparent

Les malentendus

Les questions tues

les réponses en suspend

Les retenues

Se défroisser lentement

Se déployer doucement

S'envoler en partance.

 


17/07/2016
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Tu étais l'univers

Tu étais l'univers et moi son energie

et fabulions sans cesse dans le bleu des génies

Nous étions cette force qui s'abreuvait d'amour

nous incarnions la terre et ses plus beaux contours

J'ai tenté d'oublier jusqu'à ton doux parfum

et toute ces promesses que nous aions scellées

ces rayons de lumières qui traversaient nos mains

quand l'été semblait clair au bord des traversées

et toute la candeur qui vivait dans nos yeux

je la sanglotte encore lorsque tombe la nuit

et je jette un remords en regardant les cieux

car la pluie tambourine sur mes larmes enfuies

de la terre dans les mains c'est tout ce qu'il me reste

un tricot lie de vin au fond de mon armoire

des souvenirs battant sous le cuir de ma veste

et des regrets gisant au fond de ma mémoire.


18/10/2015
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Vigilance

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J'entends aujourd'hui déjà parler de Patriot Act à la française... attention dans la pratique cette loi autorise les services de sécurité à accéder aux données informatiques détenues par les particuliers et les entreprises, sans autorisation préalable et sans en informer les utilisateurs.Y sont aussi modifiées, entre autres, les lois sur l'immigration, les lois d'opérations bancaires, Et ce n'est qu'un pan de cette loi. Il faut savoir de quoi on parle.


14/01/2015
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Je suis Charlie

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4 millions de personnes dans les rues en France ce 11 Janvier 2015. Alors à ceux qui critiquent cette manifestation, à ceux qui ne retiennent que la participation de membres de l'otan, de Merkel,du président ukrainien , de Netanyahu, ce n'est pas à leur côté que le peuple a marché, il s'est spontanément réuni dans l'émotion et la fraternité sans qu'aucun débordement n'ait été a déploré, avec leur coeur, sans discrimination et dans un élan intergénérationnel. Ces mêmes personnes qui critiquent, sont souvent les premiers à déplorer le manque d'engagement de ce même peuple, pointant sa non conscience et son manque de reflexion. Alors bien sûr ils brandissent la récupération et une fois de plus la non conscience du peuple s'en considérant sans doute avec peu d'humilité au dessus de celui ci. Mais ces mêmes personnes, qu'ont elles manifestées, de quelle manière ont elles dénoncé? une liberté de non expression... Alors bien sûr, la vigilance est de mise contre des lois sécuritaires à venir, et la réduction de nos libertés individuelles et d'un nouveau prétexte à une détestable mondialisation. Mais aujourd'hui, je n'ai pas vu des moutons ou chiens de Pavlov, mais des individualités réunies. J'aurais pour ma part été desespérée si de ce peuple et devant un tel drame , il n'y avait eu aucune reaction autre que derrière un écran et un clavier.


14/01/2015
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la mère amère

Ne suis je donc pour toi qu'une peste contagieuse

A fuir, coûte que coûte pour sortir victorieuse

Dont il faut goutte à goutte, extraire le venin

De la moitié du sang maternel qu'est le mien,

 

Ne suis je donc pour toi à présent qu'une absente

Gommée, effacée, détruite et transparente,

Dont il faut, vaille que vaille nier toute présence

Une étrangère, une oubliée, fantôme de ton enfance,

 

Ne suis je donc pour toi que celle que tu ignores,

Faute de goût dans ton présent décor

Qu'on arrache, qu'on déchire ou qu'on range

Dans le fond du tiroir des objets qui dérangent,

 

Et puisqu'il semblerait qu'à ce point tu détestes

L'humain quand il chavire dans de sombres détresses,

Cet humain dérangeant avec ses déraisons

Qui noircit de nuages ton azur horizon,

 

Tu préfères alors pour protéger tes murs

Enfiler une cuirasse, une pesante armure

Dont le poids est si lourd, qu'il m’entraîne vers le fond

Mais qu'importe, tu en as toutes les bonnes raisons

 

Je suis celle à présent à qui tu ne dois rien

Que le souffle d'une vie, un irritable lien

Qu'on coupe comme un cordon pour pouvoir respirer

Et tirer le rideau sur l'avant, le passé,

 

Oublié l'amour, oublié les bras berçants

Oublié les premiers pas, oublié l'enfant

Les comptines, les histoires et les tout premiers mots

Les mains qui lâchent la scelle du tout premier vélo,

 

Oublié la rentrée à l'école et l'attente du soir

Les bras tendus au bas des toboggans, les heures de balançoire

Tous les anniversaires, et les jeux préparés

Les rires dans le jardin, les bougies allumées,

 

Oublié les déguisements de rien imaginés des carnavals

Les défilés de Saint Nicolas, jour de fête patronal

Oublié les Noël, les sapins, la maison décorée

Juste pour voir dans les yeux des enfants une lumière scintiller,

 

Les soins des petits bobos par des souffles magiques

Oublier les sourires, déchirer les photos comme de vielles reliques

Les dessins colorés, les tout petits poèmes

Qui souvent finissaient par un « Maman, je t'aime »

 

Oublier ce qui fut, l'essentiel est de fuir

Et ne garder en soi que le mal et le pire

Les heures douloureuses, les absences, les non-dits

Pour réduire à néant tout un pan de ma vie,

 

Ne suis je donc pour toi qu'une peste contagieuse

A fuir, coûte que coûte pour sortir victorieuse

Dont il faut goutte à goutte, extraire le venin

De la moitié du sang maternel qu'est le mien,

 

Ne suis je donc pour toi à présent qu'une absente

Gommée, effacée, détruite et transparente,

Dont il faut, vaille que vaille nier toute présence

Une étrangère, une oubliée, fantôme de ton enfance,

 

La mère de ta vie, l'amer de ta vie,


25/11/2014
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Isabelle- Ysabel

Isabelle, Isabelle, sortie du ventre maternel

Isabelle, Isabelle, petite fille accidentelle

Etait ce le prénom de la fille d'un Roi

Ou juste une mode d'autrefois ?

 

 

Isabelle,mon prénom, mon moi, mon personnel

Isabelle, Isabelle, que j'aurais du entendre comme une ritournelle

Puisqu'il était de mes parents le choix

C'est pourtant de « Zaza », très tôt qu'on m'affubla

 

Zaza, Zaza, devenait donc mon prénom usuel

Zaza, Zaza, ou était passé la « Belle »

Petite fille aux yeux couleur cannelle

Qui jouait les princesses déguisée en dentelle ?

 

Zaza, ainsi, me poursuivit longtemps

Jusqu'au début de l'âge adolescent ;

Était ce alors les bouclettes sur ma tête de linotte

qui me valurent qu'on me nomma « Charlotte » ?

 

Charlotte, Charlotte, jeune fille aux jeans rapiécés

Aux pulls toujours trop grands et aux Kickers usées

Charlotte, Charlotte, tantôt rieuse, tantôt rêveuse

Révoltée à ses heures, et à d'autres amoureuse,,,

 

Charlotte se maria, gardant ce prénom ci

Abandonnant son nom pour celui d'un mari

Puisque pour demoiselle il s'en avère ainsi

Que pour être femme, on perd son nom de fille,

 

Charlotte eut des enfants qui l'appelèrent « Maman »

Et lentement, imperceptiblement,

Les amis d'antan ne l'appelèrent plus

Et « Charlotte » disparut,,,

 

Sur quelques toiles blanches, elle égayait ses heures

Y posant au hasard quelques vives couleurs

il fallut mettre un nom au bas de la peinture

« Isabelle-Charlotte » fut donc ma signature,

 

Puis vint ce temps présent où sur une autre toile

Ce sont des pseudonymes qui maintenant se dévoilent

Ainsi j'allais pouvoir choisir un nom qui me convienne

Ysabel, comme Yvonne, ma grand-mère et son nom : Nothissen

 

Ysabel fut décliné : Ysa , Ysamie, Ysartiste

Ysabsente,Ysabimée, Ysabysse, Ysatriste

Ysattachiante, on donna à ce prénom tous les contours

et pour quelques uns, je fus BelYsa, Ysadorée, même Ysamour !

 

Isabelle est le prénom de ma naissance

Ysabel est le prénom de ma conscience

Il n'y manque qu'un point sur un i et deux ailes

Pour la retrouver « Elle »...


23/11/2014
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Et après?...

 

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Le ciel sera azur , très pur, et la forêt

Verdira à nouveau les collines et les plaines

Des insectes inconnus viendront y butiner

Sur des fleurs vermeilles un jaune ocre pollen

Mais nos tableaux, De Vinci, Van Gogh Dali , décolorés, déchiquetés ?,,,

 

La mer viendra chanter un ressac éternel

Dans nos ports submergeant ses rivages antiques

Des coraux insoupçonnés, montant vers le soleil

Bâtiront des récifs puissants et magnifiques

Mais nos sculptures ? Angkor, le Sphinx dévoré par le sel ?,,,

 

Des sons nouveaux résonneront sous les ramures

Des créatures ailées viendront pour remplacer

Les chants volés par nous au cœur de la Nature

Et personne jamais ne viendra les troubler

Mais nos musiques ? le vent chantera t il Mozart, Chopin et Debussy ?,,,

 

Les lettres, les signaux que nous auront laissés

Se diluer en vain dans le temps immobile,

Faute d'un seul cerveau pour les interpréter

Disparaîtront usés, symboles inutiles

Mais nos maîtres ? Gandhi, Mandela, Luther King ?,,,

 

La terre poursuivra son chemin, libérée

Mais plus aucun Villon, jamais ne pourra dire

« Frères humains, qui après nous vivez ?,,, »


14/11/2014
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Promenade d' Automne

Parmi les sentiers, promeneur solitaire,

Je suis d'un pas rêveur les chemins effacés

Jonchés de feuilles jaunes et de rouges pourprés

Qui livrent la senteur du parfum de la terre,

 

Quel doux trésor de paix, de joie et d'innocence

Là, tout plait à mon âme et tout rit à mes yeux

Dans ce calme touchant de la terre et des cieux

Où tout dans la nature prend à ce moment sens,

 

Le brin d'herbe qui frissonne, s'abandonnant à l'air

Le duvet d'un chardon qui lentement s'envole

Sur un berceau de mousse, ultime verdure de sol

Et l'ambre qui ternit la dentelle des fougères,

 

Le bruit clair du ruisseau qui s'écoule et murmure

Au pied des bouleaux blancs au feuillage d'argent

Le tendre rossignol qui termine son chant

Comme un dernier adieu, la fin de l' aventure,

 

Et puis mes pas s'arrêtent et soudain à mes yeux

Une biche attentive, au lieu de se cacher,

Se suspend immobile avant de se sauver

Dans l'ombre des grands chênes qui règnent sur le lieu

 

 

Déjà le jour décline,le soleil pâlit

Et sa faible lumière perce à peine à mes pas,

Une feuille séchée virvolte devant moi

L'obscurité des bois ; bientôt sera la nuit.

 


15/10/2014
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UN PEU COMME UN VIEUX POTE

ma première chanson

 

Est-ce parce qu’aux bas résilles, je préfère les socquettes

Et qu’aux talons aiguilles, j’ préfère les sandalettes

Que j’ai troqué les jupes par quelques salopettes

Que je mets des pilous à la place des nuisettes

Qu’un peu comme un vieux pote, tu m’racontes les filles

Que tu mets dans ton lit pour quelques fantaisies

 

Est-ce parce qu’à Chanel, j’préfère le patchouli

Et que tous mes bijoux ne sont que pacotille

Qu’ma silhouette n est pas franchement comme une brindille

Que J’troquerai pas d’échasses contre mes espadrilles

Qu’un peu comme un vieux pote tu m’racontes tes conquêtes

Comment en Roméo tu séduits les Juliette

 

Est-ce parce que j’n’ai pas /la blondeur des starlettes

Que j’ressemble davantage/ à Bridget qu’à Scarlett

Qu’il est vrai que je suis /un petit peu rondelette

Qu’avec des stylettos /je n’f’rai pas des claquettes

Qu’un peu comme un vieux pote, tu m’ventes tes petites amies

Et toutes les qualités qu’elles ont au fil des nuits.

 

Est-ce parce que je fais, p ‘t’être, moins pitié qu’envie

Et qu’une feuille de salade comble ‘pas mon appétit

Que j’fais tomber les cerises au fond des clafoutis

Et que j’porterai jamais , jamais d’tallons aiguilles

Qu’un peu comme un vieux pote, mes oreilles se prêtent

Au récit de tes frasques et de tes galipettes

 

 

Est-ce parce que tes yeux ne croisent pas mes lunettes

Que tu ne vois briller les milles et une paillettes

Quand mon regard s’arrête sur  tes noires mirettes

Quand je voudrais te dire ce que j’garde en cachette

Qu’un peu comme un vieux pote, j’écoute tes envies

De séduire la prochaine qu’en détail tu décris.

 

Est-ce parce que depuis, il semble Bel lurette

La pantoufle de verre prit poudre d’escampette

Qu’ Il n’y a plus de princesse transformée d’une rainette

Plus personne ne croit à ces douces sornettes

Qu’un peu comme un vieux pote, j’attends avec dépit

Le jour où demoiselle deviendra ta lady

 

C’est parce qu’avec toi, j’voulais prendre perpette

Que tu sois la cerise, rouge,  sur ma galette

Qu’un peu comme un vieux pote, je suis restée muette

Quand j’aurais tant voulu que tu me contes fleurettes

 

Que quand tu trouveras la chaussure à ton pied

Moi je m’effacerai, à jamais, à jamais…

 


10/09/2013
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Mots

On les chuchote, on les sussurent, on les murmure

Soupirs de mots frissons, souffle à l'oreille

Se faufilant en douce dans les éclaboussures

De mes pensées poussières comme un demi sommeil

Mots musqués

Mots masqués

Mots bleus

Mots d 'aveu

Mots roses

MOROSE

De messages en missives, ils s'ammoncellent

S'articulant autour de syllable confuses

Se disloquent, se dispersent, se morecellent

Se démembrent, et je vascille, seule et recluse

Mots nuit

Mots d'ennui

Mots jour

Mots sourds

Mots d'automne

MONOTONE

Mes pensées font embuche au détour de tes mots

Et se livrent querelles,blessés d'égratignures

S'entrechoquent, se heurtent et se brisent en duo

S'engouffrant dans ma gorge comme une déchirure

Mots amers

Mots mystères

Mots prières

Mots d'éphèmère

Mots faux bonds

MORIBOND

Tous mes mots encaissés, au timbre discordant

Ne répondent qu'à l'écho d'un balancier muet

Que le vent fait gémir et qui meurt au néant

Prisonnier d'un calice au silence débordant

Mots absents

Mots manquant

Mots secrets

Mots muets

Mots d'épilogue

MONOLOGUE


15/07/2013
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10 STRATÉGIES DE MANIPULATION Sylvain Timsit

 


22/04/2013
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10 STRATÉGIES DE MANIPULATION Sylvain Timsit

 


22/04/2013
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Sans jeu et sans enjeu.

J'eus fort mal à comprendre qu'un autre ne puisse être qu'une passerelle aidant à progresser sur le chemin... Je préférais croire illusoirement à l'absolu et à l'infini des sentiments qui lient.

Aujourd'hui , j'ai admis que nous ne sommes que des passagers s'entrecroisant et laissant des petites traces nous aidant à évoluer sans cesse. Les plaisirs n'en sont pas moins partagés mais sans autre illusion que le moment vécu.Sans jeu et sans enjeu...


16/08/2012
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Amour tu

Les sentiments, si forts soient-ils quand ils sont tus

Finissent-ils, un jour de pluie, par n'être plus?

Et le soleil d'un automne qui les a vu naître

Peut-il pâlir assez pour les faire disparaître?

Que faire d'un amour, qui sans espoir aucun

Ne trouvera jamais un partage opportun?

Le tuer je ne peux, je ne suis pas son maître

C'est  sans prévenir, qu'il prit mon coeur en traitre.

Il a planté sa graine, fleur sans nulle parfum

mauvaise herbe poussant sur la tombe d'un défunt.

Les sentiments, si forts soient-ils quand ils sont tus

Finissent-ils, un jour de pluie, par n'être plus?

 


04/09/2011
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