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Catégorie Poésie

Le vent est ton soupir

Tu dors sous le coeur de la terre,

De toi faudrait il que je me sépare à nouveau, une seconde fois.

J'ai trouvé le silence et jamais le repos

Et je te ressucite du ventre du tombeau.

Es tu partie plaintive et gémissante

Dans les ténèbres, ensevelir ta beauté languissante.

Dans cette nuit funeste,

Tes yeux noyés de larmes

Etaient ils lassé de s'ouvrir?

Et moi, je prolonge à jamais le dernier de tes jours.

Tes jours se sont éteints dans la nuit eternelle;

As tu trouvé sentier dans cette fosse obscure?

Ta robe d'hyménée comme un dernier linceul.

C'est mon coeur qui te sert de tombeau.

Tes yeux, tes eux si doux sont fermés pour toujours

Et personne n'y a vu la detresse de tes jours

Les noyer dans cette nuit obscure

Lassée de les ouvrir à la lumière blafarde;

Tes mots se sont tus à jamais sur ta bouche mourrante.

Parfum dans l'ombre ensevelie,

Tout est muet depuis sans jours sans fin

Toi, dont j'essaye d'entendre le murmure incertain

Dans ce vent qui jamais ne te ranimera.

Le temps entasse mes jours.

As tu hésité un instant, avant de te perdre

Dans la brise légère où flotte ta présence

Dans la senteur des bois suivant ta marche errante,

Dans les nuages blancs, étincelant de lumière

Mais jamais sous la terre où nul coeur ne bat

Et le chant des oiseaux, c'est entendre le ciel

Et n'y monter jamais.

Le vent est ton soupir.


Posté le 22/10/2007 | 243 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Chant Funèbre W.H. Auden

Ce jour de décembre, j'ai juste envie de lire ces mots de William H. Auden, poète anglais...une façon de comprendre comment tout à coup le temps s'arrête et cesse d'être juste ce qu'il devrait...un passager d'accompagnement.

 

Arrêtez la pendule
Coupez le téléphone
Empêchez le chien d'aboyer
Pour l'os que je lui donne
Faites taire les pianos
Et sans roulement de tambour
Sortir le cercueil avant la fin du jour
Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent dans le ciel ces trois mots :
"Il est mort"
Nouez un voile noir aux colonnes des édifices
Gantez de noir les mains des agents de police
Il était mon nord, mon sud,
Mon est et mon ouest
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson
Je croyais que l'amour jamais ne finirait
J'avais tort
Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye
Démontez la lune et le soleil
Videz les océans, arrachez la forêt
Car rien de bon ne peut advenir désormais.

W.H. Auden


Posté le 07/12/2006 | 577 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Poésie aquatique de Thierry (1)

 

les poésies aquatiques ont été écrites par Thierry

sur mes photos

Merci à toi

 

Rempart immaculé à son corps défendu

Dans la blanche clarté qui lui tient lieu de grâce

Vestige déchiré sur le corail nu

Gisait, silencieuse, la blanche carapace

 

Vestige d'innocence des illusions perdues

Que cherchais tu ici, sinon perdre ton âme

Lambeaux de soie sauvage flottant à la dérive

Petite mort impure, dans ce vert paysage

 

L'alliance des couleurs, dans le matin léger

T'enveloppe du rire de l'eau t'éclaboussant

Et dans la transparence de ton voile mouillé

Te dessine, impudique, et devient ton amant

 

Repose, ho éternelle, virginale blancheur

Echouée sur le large, valse au rythme du vent

Toi robe de marée, à l'intime candeur

                             Unie à l'océan jusqu'à la fin des temps
Posté le 26/08/2006 | 6568 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

poésie aquatique de Thierry (2)

 

 

Au détour des vagues, sur une grève fine

S'abandonnant lascive au soleil de mai

Le corps caressé par ses rayons intimes

Une algue reposait

 

De ses bras multitude, naissaient d'étrange branches

Appelant de leur chant, la saveur de l'eau

Reflétant malicieuse sa belle nonchalance

Elles se pâment éphémères au fil du ruisseau

 

Narcissique vertu, où elles tombent, piégées

Succombant sous le charme de leur bel ornement

Elles glissent, mélancoliques, le corps écartelé

Vers les gouffres acides, leur outrage du temps

 

Lui sommes nous semblables, dans nos chairs habillées

Mortels contemplant notre belle jeunesse

Illusoire reflet de notre vie passée

Cherchant dans cet écho à tuer nos sécheresses

 

Toi  nature terrible, toi compagne du temps

Donne moi cette chance que de me voir encore

Eblouis mon visage de mes rires d'enfants

Avant que disparaissent la lueur de l'aurore


Posté le 26/08/2006 | 261 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

poésie aquatique de Thierry (3)

 

Algue longue étendue dans la fente marine

Quand la mer de ses bras protège ton intime

Tu dessines, légère, d'arabesques figure

Epousant chaque roche de ta frange parure

 

Nature vierge éblouie par la douce chaleur

Eclaboussée de vie, maculée de couleur

Dans l'infinie clarté que dévoilent tes lueurs

Brille l'écume mourante, prisonnière en ton cœur

 

Microterre, comme d'ici, tu parais si petite

Prolifique naissance d'un monde d'infinis

Quand lorsque d'aventure le regard s'y plonge

M'absorbe toute entière et me plonge dans les songes

 

De tes verts d'émeraude à tes sombres nuances

Quand le brun se marie aux rouges les plus tendres

Echos de bleu cobalt pareil au ciel immense

Dont les nuages lents caressent tes méandres

 

Comme j'aim'rais un instant n'être rien que petit

Et fondre dans ta chair, me perdre dans ton lit

Connaître la lumière, celle du creux de la terre

Et n'être plus qu'une algue, marine solitaire


Posté le 26/08/2006 | 269 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

poésie aquatique de Thierry (4)

 

Merveille inattendue que la mer découvre

Quand la marée retire son manteau au détour

De quelques équinoxe que la lune accomplit

Complice créatrice de l'éphémère vie.

 

N'est-il pas plus beau ciel que celui qui est tien

Plus parfaite harmonie que celle de tes couleurs

L'azur même est jaloux de tes bleus, et d'ailleurs

N'est-il pas vrai qu'il pleure parfois sur ton chemin

 

Insensée planisphère, continent de mystère

Tu m'aspires à te prendre, à conquérir ton antre

Etourdi voyageur qui eut l'audace folle

De poser ton regard sur l'éclat de ton ventre

 

Invite moi encore de tes rouges vermeils

Dans le blanc de tes yeux, regarde moi encore

Guide moi au lointain, moi qui serais poussière

A te rejoindre enfin au bout de mon chemin

 

Forêt nue océane, aux lierres paradis

Etreins moi dans tes bras, couche moi dans ton lit

Accueille mon corps las de cette terre impie

Dans cet originel, source infinie de vie


Posté le 26/08/2006 | 272 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Toi

Quand tu viens poser sur mon âme un instant

Tes mots vibrants, choisis à bout portant

Quand sous tes paupières de velours

Tes feux folets me narguent sans détour

Quand ton regard vient percer mes murailles

Et se déposent en étincelles dans mes entrailles

Quand tes lèvres en chemin de caresses

Ouvrent et tracent mon sillon de tendresse

Quand ta douceur apaise mes retenues

Laissant mon intime à tes mains nues

Quand tu détournes, habile et patient mes méfiances

Apprivoisant,sensible, l'horizon de mes resistances

Quand tu accueilles les frémissement de mes désirs

Et m'emmènes avec toi au pays des plaisirs

 

Alors au bord de toi, je veux laisser crier mes silences
Posté le 10/06/2006 | 273 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

SoliTerre

Lumière qui fait tanguer les rêves,
transperse l'obscurité d'ébène
son sang s'écoulant dans mes veines
un ailleurs, un nulle part, une trève
regarder à travers
et brasser des poussières de chimères
La retrouver de vent, d'eau, d'air
Se dissoudre dans sa matière
au plus loin des repères
Si près de sa frontière...
 
Je pourrais...
...creuser la terre
 
Solitaire.
 
 
Elle ne connaitra plus,
les matins detestables
où il fait froid,
ces matins cruels
où l'on se rend compte,
qu'une fois encore
le jour s'est levé
et qu'il faudra...
..tenter de vivre
 
Solitaire

Posté le 10/06/2006 | 250 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Toujours trop...Jamais assez

gestes sanglots
 mots de désordre...
Chaque instant à peine brulé
 dégringole dans des gouffres d'oubli.
 
Flotter à sa propre dérive
 au son régulier de la mélodie du sablier.
 
Dépouille gisante d'illusions d'absolu
rivière sans rives aux flots trompeurs
brèche ouverte
fissures de soi.
 
Et cette phrase...
"là, c'était juste avant"
et cette autre..
"partir la première pour anticiper l'abandon"
 
Pas de retour en arrière
 
Qui arrachera les aiguilles des horloges
et les jettera aux loups
pour qu'il dévorent le temps?
Toujours...
Trop
Jamais...
Assez
 
Assez
 
 

Posté le 10/06/2006 | 271 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Quitte moi...à présent

D'agonisants grincements agitent ma mémoire
Ombres d'un passé qui n'ont plus de visage
Et reviennent rouillées, geindre de desespoire
Crissement grelotants aux ténébres passages
 
Hôtes inanimées de mon âme poussièreuse
Plaintves silhouettes caressant la souffrance
Divaguent et déambulent en errance douloureuse
Se cognant aux frontières de ma sombres présence.
 
Spectres funèbres hurlant de repentance
Un long vacarame de remords obscurs
Mots grimaçant dans la dépouille de la conscience
crachent leurs cris dans dans mes heures déchirures
 
Que puis t'offrir d'autre que l'amour sans retour?
Ne prends pas mon chemin, laisse à present mes pas
Toi qui dort au tombeau, abandonne mon parcours
Toi paisible, moi vivante, toi présente, Quitte moi

Posté le 10/06/2006 | 343 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Neiges eternelles

Blanche vêtue, elle a fillé sur les chemins de neige
Pas crissant sous le regard de la lune opaline
Elle a posé l'empreinte, indélébile sacrilège
De ces traces à jamais gravées de nuit divine.
 
Et rien, ni le printemps, ni l'été rougeoyant
N'a pu combler la gerçure gélée
De sa marche légère, éternisée d'instants
Cicatrice creusée, plaie ouverte à ses pieds.
 
Epuisée de se battre dans l'inerte éphémère
Et d'implorer les Dieux du pardon de l'offense
Suppliant d'apaiser le lourd secret calvaire
Elle se fit offrande à la Toute Puissance
 
Et sous la capeline, enveloppant son trépas
Linceul immaculé d'éternel silence
Elle me recouvre encore de flocons noir de cendre
Et pour la retrouver, j'attends  l'heure du glas.

Posté le 10/06/2006 | 267 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

La mer hante les âmes errantes

Dans la brume trop épaisse des couleurs confondues
En nuances grisées s'étalent les heures perdues
Et mon muet soupir gémit dans le silence
Du temps qui agonise en noyant les absences.
 
Vagabonde, l'âme errante, tournée vers l'océan.
Les vagues inlassables, se cassent en un seul chant
et se moquent indescentes des aiguilles du cadran
et des rides que creusent mes larmes de néant.
 
Elle a perdu ses bleus à l'heure d'entre deux
Platitude confuse de ternes camaïeu
A la force émouvante d'une robe d'argent
Où s'enlise infinie l'amnésie du présent.
 
Mangée par les nuages, la lune détrempée
Etend son reflet sage d'une image inversée
Blafarde lueur sur le drap gris mouvant
Où se dépose mon coeur plaintif et gémissant.

Posté le 10/06/2006 | 270 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

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