AquanamorphoseLe vent est ton soupirTu dors sous le coeur de la terre, De toi faudrait il que je me sépare à nouveau, une seconde fois. J'ai trouvé le silence et jamais le repos Et je te ressucite du ventre du tombeau. Es tu partie plaintive et gémissante Dans les ténèbres, ensevelir ta beauté languissante. Dans cette nuit funeste, Tes yeux noyés de larmes Etaient ils lassé de s'ouvrir? Et moi, je prolonge à jamais le dernier de tes jours. Tes jours se sont éteints dans la nuit eternelle; As tu trouvé sentier dans cette fosse obscure? Ta robe d'hyménée comme un dernier linceul. C'est mon coeur qui te sert de tombeau. Tes yeux, tes eux si doux sont fermés pour toujours Et personne n'y a vu la detresse de tes jours Les noyer dans cette nuit obscure Lassée de les ouvrir à la lumière blafarde; Tes mots se sont tus à jamais sur ta bouche mourrante. Parfum dans l'ombre ensevelie, Tout est muet depuis sans jours sans fin Toi, dont j'essaye d'entendre le murmure incertain Dans ce vent qui jamais ne te ranimera. Le temps entasse mes jours. As tu hésité un instant, avant de te perdre Dans la brise légère où flotte ta présence Dans la senteur des bois suivant ta marche errante, Dans les nuages blancs, étincelant de lumière Mais jamais sous la terre où nul coeur ne bat Et le chant des oiseaux, c'est entendre le ciel Et n'y monter jamais. Le vent est ton soupir. Article ajouté le 2007-10-22 , consulté 78 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Poésie "Retour aux articles |