Ce matin, au reveil

Ce matin, au réveil, mon âme était en peine

Plus triste encore qu'elle ne l'était la veille
Charriant ses pensées, sombres, que nul sommeil
N'avait pu apaiser et rendre plus sereines.
 
J'ai alors revêtu mon chandail de laine
Suis allée dans le pré qui borde la rivière
Emportant avec moi, mon fardeau lourd amer;
La lune au dehors, elle, était encore pleine.
 
Le jour pointait à peine sur l'ombre de mon chagrin
J'ai marché un moment, espérant que mes pas
Allègent sur le chemin mes morne embarras
Qu'ils écrasent sous leur poids ma ritournelle sans fin.
 
Puis je me suis assise, dans l'herbe de rosée;
Sous un grand saule pleureur, j'ai fais couler mes larmes;
Le ciel revêtait une robe rose et parme
Qui semblait s'accorder avec mes mauves pensées.
 
Sur un roseau tremblant, tout au bord du rivage
Une libellule bleue est venue se poser
Un vent doux et léger a séché mon visage
La frêle demoiselle s'est alors envolée.
 
La lune et sa blancheur avait saisi mon cœur
Le soleil naissant, réchauffé mes froideurs,
L'onde de la rivière, emporté mes aigreurs

Le saule de ses branches se fit nid protecteur.



30/09/2018
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